Sur 25 ans, le taux d’un crédit immobilier se situe actuellement autour de 3,6 % à 3,8 % en moyenne, selon les baromètres observés en octobre 2026. Les meilleurs dossiers peuvent toutefois obtenir un taux plus bas. Cette différence paraît faible, mais elle influence directement la mensualité et surtout le coût total du prêt.
Pour un emprunt de plusieurs centaines de milliers d’euros, quelques dixièmes de point peuvent représenter plusieurs milliers d’euros d’intérêts supplémentaires. Avant de choisir un prêt immobilier sur 25 ans, il faut donc comparer le taux nominal, le TAEG, l’assurance emprunteur et le coût global du financement.
Sommaire
Quel est le taux d’un crédit immobilier sur 25 ans actuellement ?
En octobre 2026, les taux proposés sur 25 ans tournent généralement autour de 3,6 % à 3,8 %, hors assurance. Le niveau réellement obtenu dépend toutefois du profil de l’emprunteur, de la banque et de la qualité du dossier.
Les taux moyens observés en octobre 2026
Les différents baromètres du crédit ne donnent pas exactement les mêmes chiffres. CAFPI observe par exemple un taux moyen proche de 3,58 % sur 25 ans, tandis que Pretto affiche une moyenne d’environ 3,75 %.
Ces écarts ne signifient pas qu’un baromètre est faux. Chaque organisme analyse un volume de dossiers, des régions et des profils d’emprunteurs différents.
Pour un particulier qui prépare son projet, il est donc plus pertinent de retenir une fourchette de taux plutôt qu’un chiffre unique.
Il faut également vérifier la date de mise à jour des données. Les taux immobiliers peuvent évoluer plusieurs fois dans l’année selon les conditions de financement des banques et leur politique commerciale.
Quel est le meilleur taux immobilier sur 25 ans ?
Les emprunteurs disposant des dossiers les plus solides peuvent obtenir des conditions nettement plus avantageuses. En octobre 2026, certains meilleurs taux sur 25 ans se situent autour de 3,30 %.
Ce niveau n’est cependant pas accessible à tous. Les banques privilégient notamment les emprunteurs disposant de revenus stables, d’un apport suffisant et d’un endettement maîtrisé.
Un taux affiché comme « meilleur taux » doit donc être considéré comme un point de comparaison, et non comme le taux garanti pour chaque demandeur.
Quelle mensualité pour un crédit immobilier sur 25 ans ?
La mensualité dépend principalement du montant emprunté, du taux obtenu et de la durée du prêt. Pour mesurer concrètement le coût d’un emprunt sur 25 ans, prenons un taux théorique de 3,70 % hors assurance. Ces simulations servent d’exemples et ne correspondent pas à une offre bancaire précise.
| Montant emprunté | Mensualité sur 25 ans | Intérêts sur 25 ans | Total remboursé |
| 100 000 € | environ 511 € | environ 53 424 € | environ 153 424 € |
| 200 000 € | environ 1 023 € | environ 106 848 € | environ 306 848 € |
| 300 000 € | environ 1 534 € | environ 160 272 € | environ 460 272 € |
| 400 000 € | environ 2 046 € | environ 213 697 € | environ 613 697 € |
Les montants sont calculés hors assurance emprunteur et hors éventuels frais liés au financement.
Quelle mensualité pour 100 000 € sur 25 ans ?
Avec un emprunt de 100 000 € à 3,70 %, la mensualité atteint environ 511 €. Sur les 300 mensualités du crédit, l’emprunteur rembourse environ 153 424 €, dont un peu plus de 53 000 € d’intérêts.
Même sur un capital relativement limité, la durée de 25 ans entraîne donc un coût d’intérêts significatif.
Quelle mensualité pour 200 000 € sur 25 ans ?
Pour 200 000 € empruntés, la mensualité passe à environ 1 023 €. Le montant total des intérêts atteint près de 106 848 €.
Le coût du crédit représente ici plus de la moitié du capital initial. Une variation du taux de quelques dixièmes de point peut donc modifier sensiblement la facture finale.
Quelle mensualité pour 300 000 € sur 25 ans ?
Un prêt immobilier de 300 000 € au même taux entraîne une mensualité d’environ 1 534 € hors assurance.
Au terme des 25 années, le total remboursé atteint approximativement 460 272 €. Les intérêts représentent alors plus de 160 000 €.
Quelle mensualité pour 400 000 € sur 25 ans ?
Pour un capital de 400 000 €, il faut prévoir environ 2 046 € par mois. Le coût des intérêts dépasse 213 000 € sur toute la durée du prêt.
Ces exemples montrent pourquoi il ne faut pas regarder uniquement la mensualité. Un emprunt sur 25 ans permet de réduire l’effort mensuel, mais l’allongement de la durée augmente fortement le montant total des intérêts versés à la banque.
Emprunter sur 20 ans ou 25 ans : quelle différence ?
Allonger un prêt immobilier de 20 à 25 ans permet de réduire la mensualité et parfois d’augmenter sa capacité d’emprunt. En contrepartie, le capital reste plus longtemps à rembourser, ce qui augmente généralement le montant total des intérêts.
Une mensualité plus faible sur 25 ans
Prenons l’exemple théorique d’un crédit de 200 000 € à 3,70 %, hors assurance.
Sur 20 ans, la mensualité atteint environ 1 181 €. Sur 25 ans, elle descend à environ 1 023 €.
| Durée | Mensualité | Intérêts totaux | Total remboursé |
| 20 ans | environ 1 181 € | environ 83 339 € | environ 283 339 € |
| 25 ans | environ 1 023 € | environ 106 848 € | environ 306 848 € |
Passer de 20 à 25 ans permet donc de réduire la mensualité d’environ 158 € par mois dans cet exemple.
Cette différence peut être déterminante pour respecter le taux d’endettement imposé par la banque ou financer un bien plus cher.
Mais un coût total plus élevé
La baisse de mensualité a toutefois un prix. Dans notre simulation, emprunter sur 25 ans génère environ 23 500 € d’intérêts supplémentaires par rapport au même prêt sur 20 ans.
Et dans la réalité, l’écart peut être encore supérieur. Les banques proposent souvent un taux légèrement plus élevé sur 25 ans que sur 20 ans.
Le choix dépend donc de la situation financière de l’emprunteur. Une durée de 25 ans peut être pertinente lorsqu’il faut alléger les mensualités ou préserver son budget chaque mois. À l’inverse, un emprunteur capable d’assumer une mensualité plus élevée peut réduire sensiblement le coût de son financement en choisissant une durée plus courte.
Taux nominal, TAEG et assurance : quelles différences ?
Lorsqu’une banque présente une offre de prêt, plusieurs taux apparaissent. Ils ne mesurent pas la même chose. Pour comparer correctement deux crédits immobiliers sur 25 ans, il faut surtout distinguer le taux nominal, le TAEG et le coût de l’assurance emprunteur.
Le taux nominal du prêt
Le taux nominal correspond au taux d’intérêt appliqué au capital emprunté. C’est lui qui sert principalement à calculer les intérêts inclus dans chaque mensualité.
Par exemple, un crédit affiché à 3,70 % signifie que les intérêts sont calculés à partir de ce taux. En revanche, il ne tient pas compte de tous les autres frais liés au financement.
Le taux nominal est donc utile, mais il ne suffit pas pour déterminer quelle offre est réellement la moins chère.
Le TAEG, plus utile pour comparer deux offres
Le TAEG, ou taux annuel effectif global, donne une vision plus complète du coût du crédit. Il intègre notamment les intérêts, certains frais de dossier, les frais de garantie et le coût de l’assurance lorsqu’elle est obligatoire pour obtenir le prêt.
C’est donc le meilleur indicateur pour comparer deux offres bancaires portant sur un même montant et une même durée.
Une banque peut afficher un taux nominal légèrement inférieur à celui d’une concurrente, tout en proposant un TAEG plus élevé à cause de frais annexes plus importants.
Le coût de l’assurance emprunteur
L’assurance emprunteur couvre certains risques comme le décès, l’invalidité ou, selon le contrat, l’incapacité de travail. Son coût dépend notamment de l’âge, de la situation personnelle et du niveau de couverture choisi.
Sur un prêt de 25 ans, cette dépense peut représenter plusieurs milliers d’euros. Elle peut aussi modifier sensiblement la mensualité réelle.
Il faut donc éviter de comparer uniquement les taux nominaux affichés. Pour connaître le coût réel d’un crédit immobilier, il faut regarder la mensualité assurance comprise, le TAEG et le montant total à rembourser.
Qui peut obtenir le meilleur taux immobilier sur 25 ans ?
Les banques ne proposent pas le même taux à tous les emprunteurs. Elles évaluent surtout la solidité financière du dossier, la capacité à rembourser le prêt et le niveau de risque avant de déterminer leurs conditions.
Les revenus et la stabilité professionnelle
Des revenus réguliers et prévisibles rassurent les banques. Un salarié en CDI hors période d’essai bénéficie souvent d’un dossier plus simple à analyser, mais les indépendants, entrepreneurs et salariés en CDD peuvent également obtenir de bonnes conditions.
La banque regarde notamment le niveau des revenus, leur régularité et leur évolution au cours des dernières années.
Des revenus élevés peuvent également faciliter l’accès aux meilleurs taux, surtout lorsque la mensualité représente une faible part du budget du ménage.
L’apport personnel
Un apport personnel permet généralement de renforcer un dossier. Il sert notamment à financer les frais de notaire, de garantie ou une partie du prix du logement.
Il réduit aussi le montant que la banque doit financer. Un emprunteur disposant d’une épargne supplémentaire après l’achat peut apparaître encore plus solide.
Il n’existe cependant pas de niveau d’apport garantissant automatiquement un meilleur taux. La banque analyse toujours l’ensemble du profil.
Le taux d’endettement et le reste à vivre
Le taux d’endettement mesure la part des revenus consacrée au remboursement des crédits. Pour un financement immobilier, le taux d’effort ne doit généralement pas dépasser 35 %, assurance emprunteur comprise.
Mais ce pourcentage ne suffit pas. La banque regarde également le reste à vivre, c’est-à-dire l’argent disponible chaque mois après le paiement des mensualités et des principales charges.
Deux ménages ayant le même taux d’endettement peuvent donc recevoir des propositions différentes.
La qualité globale du dossier
La gestion des comptes bancaires compte également. Des découverts fréquents, des crédits à la consommation importants ou une épargne inexistante peuvent réduire les chances d’obtenir le meilleur taux.
À l’inverse, une situation stable, une épargne régulière et des comptes bien gérés peuvent faciliter la négociation.
Le meilleur taux immobilier sur 25 ans est donc généralement réservé aux dossiers qui combinent revenus stables, apport suffisant, endettement maîtrisé et bonne gestion financière.
Un prêt immobilier sur 25 ans est-il réellement intéressant ?
Un prêt immobilier sur 25 ans peut être intéressant lorsque l’objectif principal est de réduire la mensualité ou d’augmenter sa capacité d’emprunt. Cette durée est notamment fréquente chez les primo-accédants qui disposent de revenus corrects, mais d’un budget mensuel encore limité.
Elle permet aussi de conserver davantage de marge pour les dépenses courantes, l’épargne ou les imprévus. En revanche, cette souplesse se paie par un coût total du crédit plus élevé.
Un emprunteur capable de supporter une mensualité plus importante a donc intérêt à comparer avec un financement sur 20 ans. La différence d’intérêts peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur un prêt important.
Le bon choix dépend finalement du compromis recherché entre mensualité, capacité d’emprunt et coût global. Il ne faut pas choisir automatiquement la durée maximale proposée par la banque. Comparer plusieurs durées et plusieurs établissements permet de déterminer la solution la plus adaptée à son budget, tout en vérifiant le TAEG et le coût de l’assurance.
Quel taux viser pour un crédit immobilier sur 25 ans ?
Pour un emprunt sur 25 ans, le taux obtenu dépend surtout de la qualité du dossier et des conditions du marché au moment de la demande. En octobre 2026, les taux moyens se situent autour de 3,6 % à 3,8 %, tandis que les meilleurs profils peuvent obtenir des conditions plus favorables.
Mais le taux nominal ne doit jamais être regardé seul. La mensualité, le TAEG, l’assurance emprunteur et le coût total du crédit permettent de comparer réellement deux offres.
Sur 25 ans, une mensualité plus faible facilite l’accès au financement, mais elle augmente généralement le montant total des intérêts. Avant de signer, il reste donc préférable de comparer plusieurs banques et plusieurs durées afin de trouver le meilleur équilibre entre budget mensuel et coût global du prêt.
